Les Chroniques ''WE THE NORTH'' partie 5 - CHAPITRE FINAL

Touche nordique partie 5
29 octobre 2023 par
Nation Hip-Hop, Alex Wallace


Bienvenue à la cinquième et dernière partie de notre série épique We the North, où nous avons célébré le 50e anniversaire du mouvement hip-hop en mettant en lumière cinquante noms exceptionnels du rap anglo-québécois et canadien. Il est crucial de noter que notre série ne couvre qu'une fraction de la richesse et de la diversité de cette scène musicale florissante. Le paysage du rap anglophone au Québec et au Canada est vaste, regorgeant d'histoires fascinantes et de talents incroyables qui continueront à évoluer au fil des années.

Nous espérons sincèrement que vous avez pris autant de plaisir à lire ces articles que nous en avons eu à les écrire. Joyeux cinquantième anniversaire au hip-hop, un mouvement qui a su traverser les frontières et les barrières linguistiques pour devenir une voix puissante et influente. 

Cette série a été notre hommage à cette culture qui a changé la musique et la société. Merci de nous avoir accompagnés dans ce voyage à travers le temps et la musique! 


Chuck Ice

Charles Richard Husbands, plus célèbre sous le nom de Chuck Ice, est une véritable légende de la scène hip-hop montréalaise. Dès le milieu des années 80, Chuck Ice a bâti sa réputation en tant que redoutable battle rapper. Son nom résonne dans son quartier d'origine, Lasalle, et se répand rapidement dans tout le sud-ouest de Montréal, incluant Lachine, Ville-Émard, Verdun, jusqu'à la Petite Bourgogne, Uptown, NDG, et Côte-des-Neiges. Au début des années 90, Chuck Ice était déjà solidement établi en tant que porte-étendard du rap montréalais.

C'est à cette époque qu'il s'est associé à un autre MC, D-Trace, ainsi qu'au DJ et producteur renommé, DJ Choice, pour fonder le groupe légendaire de Montréal : Zero Tolerance.

Il est important de noter que DJ Choice est largement reconnu comme l'un des plus grands producteurs de hip-hop au Canada, et l'équipe de rédaction de Nation Hip-Hop prévoit de lui consacrer un article dans les semaines à venir.

En 1992, Zero Tolerance a dévoilé son seul et unique album, le classique Dark Side of the Groove. Aujourd'hui, cet album est considéré comme un morceau d'histoire digne d'être exposé dans un musée. Les copies originales sont devenues rares, recherchées par des archivistes et des experts à travers tout le Canada. Avec cet album, le rap montréalais a atteint sa maturité et s'est affirmé prêt à rivaliser avec nos homologues du sud ainsi que de l'Est et de l'Ouest.

La légende de Chuck Ice ne s'est pas limitée à son temps avec Zero Tolerance. En effet, pour de nombreux amateurs, Chuck Ice est considéré comme l'un des plus grands battle rappeurs de tous les temps, véritable pionnier en la matière.

Au début des années 90, Chuck Ice a remporté la première place lors de compétitions de battle rap au bar Thunder Dome pendant 15 semaines consécutives, une performance inégalée. Il n'a jamais été battu, jusqu'à ce qu'une série de malchance mette fin à son règne. À cette époque, il excellait dans le vrai freestyle, l'improvisation pure, sans texte préparé, démontrant ainsi son expertise.

Malheureusement, sa série de victoires légendaires et sa carrière avec Zero Tolerance ont été interrompues en raison de démêlés avec la justice. Cependant, il ne cache pas ces épisodes lors de conférences et d'entretiens.

Chuck Ice fait partie de la vieille école du hip-hop et aujourd'hui, il embrasse pleinement son rôle de parrain du rap québécois. Il demeure une figure influente dans l'industrie musicale, découvrant et développant de nouveaux talents au sein de We Da Best Music et Cash Money. Il agit aussi en tant qu'exécutif au sein du AMAG Collective, un collectif qui a collaboré avec des artistes de renom tels que DJ Khaled, Kodak Black, London On The Track, Sniper Gang, Liv Music, et bien d'autres. Le nom de Chuck Ice mérite d'être mentionné et reconnu à travers tout le Canada.

Il est un auteur-compositeur certifié platine pour son travail avec Dubmatique. Pionnier et légende du battle rap ainsi que du rap canadien, il a su surmonter de nombreuses épreuves pour finalement obtenir un diplôme du Collège Dawson et réussir en tant qu'homme d'affaires accompli. Chuck Ice demeure un modèle pour la nouvelle génération du hip-hop canadien, de la Colombie-Britannique à Terre-Neuve.



B-Kool & Simply Majestic

Le monde du hip-hop canadien a vu émerger de nombreux talents au fil des décennies, mais peu ont eu un impact aussi durable que Carl Badwa, mieux connu sous le nom de B-Kool. Sa carrière musicale a débuté en 1984 à Toronto lorsqu'il a rejoint le Get Loose Crew, marquant ainsi le début d'une aventure qui allait façonner le hip-hop au Canada.

En 1990, B-Kool a partagé un moment historique avec le collectif Simply Majestic en remportant le prestigieux prix Juno du meilleur enregistrement R&B Soul pour leur titre Dance to the Music. Cette victoire a marqué un tournant dans l'histoire de la musique hip-hop canadienne, mettant en lumière la créativité et le talent exceptionnel du collectif.

Simply Majestic, un groupe de hip-hop et de musique, était une réunion de talents exceptionnels. Parmi ses membres figuraient le producteur Anthony Bond, les rappeurs B-Kool, Frank Morrell, The Russian Prince et MC A-OK, ainsi que les groupes Point Blank, Brothers from the Ghetto, the Boys of the Greenhouse and the Forbidden Ones et la chanteuse R&B Porsha-Lee. Ensemble, ils ont créé une musique qui a traversé la frontière marquant l'histoire de la musique canadienne pour toujours.

En 1990, le collectif a signé avec Capitol-EMI Canada, devenant ainsi l'une des premières signatures significatives dans le monde du hip-hop canadien. Cette année-là, ils ont sorti l'EP Simply Majestic en collaboration avec B-Kool. Le single phare de cet EP, Dance to the Music (Work Your Body), a non seulement remporté le Juno du meilleur enregistrement R&B/Soul, mais il a également été nominé dans la catégorie de l'enregistrement rap de l'année.

L'année suivante, en 1991, Simply Majestic a continué sur sa lancée avec l'album "We United to Do Dis". Cet album a reçu deux nouvelles nominations aux Juno Awards de 1992, avec le single "Destiny" nominé dans la catégorie R&B/Soul et le single "Play the Music DJ" nominé dans la catégorie Rap. Bien que ces nominations n'aient pas abouti à des victoires, elles ont confirmé la place de Simply Majestic dans l'élite de la scène musicale canadienne.

Malheureusement, après ces succès, Simply Majestic n'a plus sorti d'enregistrements en tant que collectif. Cependant, B-Kool a poursuivi sa carrière en solo avec l'album "Mellow Madness" en 1994, qui lui a valu une autre nomination aux prix Juno pour le meilleur enregistrement rap grâce au single "Got to Get Over".

En 1994, B-Kool a également participé à l'enregistrement du single collaboratif "Can't Repress the Cause" sous le nom de Dance Appeal. Cette chanson visait à plaider en faveur d'une plus grande inclusion du hip-hop dans le courant dominant de la musique canadienne, marquant ainsi un engagement en faveur de l'évolution et de la diversité de la scène musicale.

Après quelques années de discrétion, B-Kool est revenu sur le devant de la scène en 2003 sous le nom de "Don Carlito" avec l'EP "What's The D.E.A.L.". Sa passion pour la musique n'a jamais diminué, et en 2013, il a collaboré avec Frank Morrell pour sortir "Fire", suivi en 2016 par "Reloaded".

B-Kool et le collectif Simply Majestic resteront à jamais gravés dans l'histoire du hip-hop canadien. Leurs contributions musicales, leurs succès aux Juno Awards et leur dévouement à l'expansion du genre ont ouvert la voie à de nombreuses générations d'artistes hip-hop au Canada. Leur héritage perdure, inspirant de nouveaux artistes à repousser les limites et à continuer à faire vibrer les platines et les cœurs à travers le pays.


The Dope Poet Society 

Le hip-hop a toujours été une plateforme pour l'expression artistique et sociale, et aucun groupe ne l'a mieux incarné à Toronto que la Dope Poet Society. Fondée en 1995, ce collectif de rap socialement engagé a marqué l'histoire musicale canadienne grâce à des paroles intelligentes et parfois controversées, qui reflètent un engagement profond envers les problèmes sociaux et politiques.

Au cœur de la Dope Poet Society se trouve le professeur D.us, anciennement connu sous le nom de professeur D, qui assume le rôle de chanteur principal du groupe. Depuis ses débuts, la Dope Poet Society a fait preuve d'une persistance inébranlable, portant ses messages à travers le Canada et le monde entier. Leur musique puissante et leurs paroles incisives ont captivé un public de plus en plus nombreux.

L'une des premières étapes marquantes de la Dope Poet Society remonte à 1992, lorsque le groupe était encore à ses débuts. Ils ont enregistré la chanson et le vidéoclip "Canadian Unity" pour YTV, annonçant ainsi leur arrivée sur la scène musicale canadienne. Le groupe a par la suite fondé Justus League Records et a sorti son premier single en vinyle, ainsi que son premier clip vidéo, "Too Many Years" en 1995. Cette chanson a rapidement fait sensation, apparaissant sur Rapcity et étant présentée sur Indie Spotlight de MuchMusic.

En 1997, la Dope Poet Society a sorti son premier album, "Dangerous Days", qui a été salué par Now pour "favoriser un sentiment de communauté" sur la scène hip-hop de Toronto. Leur deuxième album, "Hipolitics" (1999), a donné naissance à leur premier grand succès, "Fuck Mike Harris!" La chanson a eu un impact significatif à la radio universitaire à travers la province et le pays, attirant l'attention de Chuck D, leader de Public Enemy, qui a commencé à la jouer dans son émission de radio Internet et a initié une collaboration fructueuse avec le groupe.

La Dope Poet Society a maintenu son engagement politique à travers les années. En 2000, ils ont sorti une chanson critiquant George W. Bush, les qualifiant de "terroristes". Deux semaines après les événements du 11 septembre 2001, le groupe a sorti "9/11 World Trade", une chanson qui aborde les événements tragiques et suscite la réflexion sur les comparaisons faites par Malcolm X entre l'assassinat de John F. Kennedy et le 11 septembre.

En réponse à l'invasion de l'Irak par les États-Unis en 2003, la Dope Poet Society a sorti le single "War of Terrorism". Cette chanson a été présentée lors de manifestations anti-guerre devant une foule de 80 000 personnes à Toronto en février 2003.

Au-delà de la musique, la Dope Poet Society s'est engagée politiquement en participant à des manifestations et événements politiques à travers l'Amérique du Nord. Ils ont utilisé leur musique pour défendre des causes importantes, comme la lutte contre le sexisme et le racisme. Le groupe a également été impliqué dans des initiatives communautaires, notamment le Toronto Hip-Hop Cultural Arts Centre (THC), qui a offert un soutien précieux à la jeunesse locale.

Dope Poet Society a brisé des barrières en devenant le premier groupe urbain canadien à se produire au MIDEM, la plus grande conférence musicale au monde. Leur impact sur la scène hip-hop canadienne et leur contribution aux discussions sociales et politiques continuent de résonner aujourd'hui. La Dope Poet Society a non seulement marqué l'histoire de la musique, mais elle a également laissé une empreinte indélébile sur la conscience collective canadienne.


Citizen Kane

Dans les ruelles de Scarborough, à Toronto, un duo de rap canadien s'est levé pour faire entendre sa voix à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Citizen Kane, composé des rappeurs Jeff "J-Spade" Duke, un Canadien de première génération, et Rob "Blye" Paris, un Néo-Écossais noir, a marqué la scène musicale canadienne avec leur talent et leur dévouement inébranlables.

Citizen Kane a attiré l'attention en étant nommé deux fois aux prix Juno dans la catégorie de l'enregistrement rap de l'année. Leur EP "The Epic" a été nominé aux Juno Awards de 1999, suivi de leur album "Deliverance", qui a été nominé aux Juno Awards de 2000. Ces nominations ont témoigné de la qualité exceptionnelle de leur musique et de leur impact dans l'industrie du hip-hop canadien.

Élevés dans les logements sociaux de Scarborough, J-Spade et Blye ont puisé leur inspiration dans leur environnement et leurs expériences de vie. Le duo était dirigé par Adrian Perry, qui a contribué à façonner leur son unique. Avant de former Citizen Kane, J-Spade avait déjà fait ses premiers pas dans le monde de la musique en tant que danseur pour des artistes renommés tels que Michie Mee et Dream Warriors.

Citizen Kane a fait ses débuts en 1995 avec leur premier single, "Soul Survivor", qui a immédiatement attiré l'attention sur leur talent et leur potentiel. Ils ont continué à sortir plusieurs singles avant de publier leur EP emblématique, "The Epic", en 1997. Cet EP a été salué par la critique et a contribué à établir la réputation du groupe sur la scène hip-hop canadienne.

En 1999, Citizen Kane a publié "Deliverance", un album qui a été le résultat d'efforts considérables pour promouvoir le hip-hop canadien à une époque où il luttait pour attirer l'attention commerciale et critique. Leur détermination à réussir a été capturée par Alison, la sœur de Duke, dans le documentaire "Raisin' Kane: A Rapumentary", réalisé par l'Office national du film du Canada et sorti en 2001. Ce documentaire offre un aperçu fascinant de leur parcours musical et de l'industrie du hip-hop canadien de l'époque.

Après la sortie de "Deliverance", Citizen Kane a sorti quelques autres singles, mais le groupe s'est finalement séparé avant de pouvoir publier un autre album complet. Cependant, en 2012, TopLeft Recordings a sorti la mixtape "Scartown Unreleased Classics", qui comprenait des morceaux enregistrés par le groupe de 2001 à 2005, en préparation d'un deuxième album qui n'a malheureusement jamais vu le jour. En 2018, plusieurs de leurs singles emblématiques, dont "Soul Survivor", "Black Rain" et "Raisin' Kane", ont été réédités pour le plus grand plaisir de leurs fans.

Citizen Kane a laissé leur empreinte dans l'histoire du hip-hop canadien. Leur musique, imprégnée d'authenticité et de réflexion sociale, continue d'inspirer et de marquer la scène hip-hop au Canada et au-delà. Bien que le groupe n'ait pas perduré, leur héritage perdure à travers leurs enregistrements emblématiques, rappelant l'importance de la voix artistique dans la musique et la culture.


B.U. the Knowledgist 

Patrick Joseph, mieux connu sous son nom de scène B.U The Knowledgist, est une légende vivante du monde du rap canadien. Né en 1975 à Montréal, cet artiste polyvalent a contribué de manière significative à la scène urbaine du Québec pendant plus de 25 ans.

B.U The Knowledgist est reconnu pour sa polyvalence artistique. Il a marqué son empreinte dans le monde de la musique, des paroles, du voice-over et des spectacles. Sa carrière exceptionnelle comprend une multitude de collaborations avec des artistes et des producteurs de renommée internationale, tels que T.O.K, Rah Digga, Elephant Man, Mischa Daniels, Akon, et même Freeman de la formation légendaire IAM.

L'artiste a parcouru le Québec et le Canada de long en large, partageant sa musique et son énergie avec des fans dévoués. Notamment, il a participé à la tournée "State of The Union Tour" avec le groupe britannique légendaire The Herbaliser, comprenant 21 concerts en seulement 23 jours à travers tout le Canada.

De plus, B.U The Knowledgist a conquis les scènes de nombreux festivals prestigieux, dont le Festival International de Jazz de Montréal, les Francofolies de Montréal, le Festival XXL Performances en France, le Fresh Festival d’Ottawa, le Festival International de Reggae de Montréal, le Festival International des Rythmes du Monde de Chicoutimi, et le Festival National des Arts Populaires de Marrakech au Maroc.

La renommée de B.U s'étend bien au-delà des scènes musicales. Il a été un invité régulier sur des chaînes de télévision telles que Radio-Canada, TVA, Art Tv, Musique Plus, Much Music, Much Vibe, Global et Lcn. Trois de ses vidéoclips, notamment "Make it Happen", "Persévérant" et "Bagay Biza" en featuring avec T.O.K, ont été en rotation sur les chaînes de musique canadiennes Much Music et Musique Plus.

B.U The Knowledgist a également été sollicité par de nombreux artistes du Québec et d'outre-mer pour des collaborations sur différents albums et singles. Il compte à son actif deux compilations intitulées ''Réflection'' et ''Résistance''. Son talent en écriture et en voice-over l'a également conduit à travailler sur des bandes sonores de films, des séries télévisées et des campagnes publicitaires, notamment les séries C.A, Tout sur Moi, Smash, 3x Rien, Les Béliers, ainsi que la chanson thème du spectacle "Rechargé" de Rachid Badouri.

B.U The Knowledgist a également utilisé sa voix pour  des campagnes publicitaires de diverses entreprises, allant de Telus à Coca-Cola. Il a prêté sa voix à des œuvres récompensées comme le court métrage "Bounce" du réalisateur Guillaume Blanchet et des films tels que "Hank and Mike", "Y en aura pas d'facile" et "Hot Dog".

Plus récemment, B.U The Knowledgist a sorti le single "I’m a Champ", un hommage au champion de boxe Jean Pascal, en collaboration avec le drummer Ryan Stevenson, Sans Pression (maintenant Black Geronimo), Freezy DaMainMan (DMS) et le producteur Le Chum.

En 2020, il a également prêté sa voix à une série de publicités mettant en vedette Sidney Crosby et Alexander Ovechkin, démontrant une fois de plus sa polyvalence en tant qu'artiste de voice-over.

Parmi ses sorties les plus récentes figurent les singles "Make it Happen", "Spread the Word", "Here I Come", "Our House", "My Precious (hip-hop)".

B.U The Knowledgist est bien plus qu'un rappeur accompli, il est une véritable légende musicale et culturelle de Montréal et du Québec. Avec sa carrière musicale riche et diversifiée, ses performances scéniques captivantes et sa voix puissante, il continue de laisser une empreinte indélébile sur la scène musicale canadienne et internationale. B.U The Knowledgist reste un artiste incontournable pour les amateurs de rap et de musique urbaine.


Snak the Ripper

William Scott Fyvie, alias Snak the Ripper est un nom qui résonne dans le monde du rap canadien. Originaire de Colombie-Britannique, Snak a parcouru un chemin tumultueux pour devenir une figure incontournable de la scène hip-hop de son pays natal. Né en 1982 à Maple Ridge, en Colombie-Britannique, il a grandi dans une banlieue de Vancouver, où il a forgé sa passion pour la musique et l'art.

Son parcours atypique commence au lycée, où il était membre d'un petit groupe. Cependant, il a rapidement abandonné ses études secondaires pour se plonger dans le monde du graffiti, devenant même sans-abri pendant un certain temps. En 1998, il a été confronté à 150 chefs d'accusation de méfaits, mais ces accusations ont été abandonnées faute de preuves.

Le tournant de sa vie survient en 2001 lorsqu'il adopte le nom de scène "Snak". Entre 2003 et 2006, Snak a voyagé entre Vancouver, Montréal et Toronto, développant ses compétences en graffiti tout en bâtissant sa notoriété sur la scène hip-hop canadienne. Cependant, il a dû faire face à des défis personnels, notamment la toxicomanie, qu'il a surmontée grâce à sa passion pour l'écriture de chansons.

En 2007, Snak sort son premier album, "The Ripper", et intègre "The Ripper" (l'éventreur) dans son nom de scène. Son deuxième album, "Sex Machine", est publié en 2010 sous le label Camobear Records. Cette même année, il rejoint le collectif hip-hop "100 MAD", fondé par Fredro Starr et Sticky Fingaz du célèbre groupe new-yorkais Onyx.

L'année 2011 marque une étape importante de sa carrière avec la sortie de "Fear of a Snak Planet", qui présente des collaborations espagnoles. En 2012, Snak the Ripper collabore avec le producteur de dubstep Datsik, montrant sa polyvalence musicale.

En 2014, il publie l'album "Just Giver" et se lance dans une tournée à travers le Canada, consolidant sa réputation de rappeur énergique et talentueux.

Les années suivantes apportent une reconnaissance accrue pour Snak. Il est nominé pour "Enregistrement hip-hop de l'année" aux Western Canadian Music Awards en 2015 et 2016. Son album de 2016, "From the Dirt", fait ses débuts au numéro un sur les classements iTunes Hip Hop & Rap Charts. Il atteint également la 40e place du classement des albums canadiens. En 2018, son album "Off the Rails" culmine à la 47e place du classement des albums canadiens, tandis qu'il entreprend une tournée européenne pour en faire la promotion.

Outre sa carrière musicale, Snak est également le fondateur et propriétaire du label Stealth Bomb Records, créé en 2013 après sa déception vis-à-vis de son précédent label. Bien que le label ait connu une pause de 2017 à 2020, il a joué un rôle essentiel dans la promotion d'artistes talentueux.

L'année 2020 a vu Snak collaborer avec des artistes renommés tels que Dax et Classified. En 2021, il a surpris ses fans avec deux albums live captivants : "Live in Los Angeles" et "Pissing Off The Neighbours". Enfin, en 2022, il a sorti l'album "Let It Rip", qui témoigne de sa constante évolution musicale et de sa place incontestée sur la scène hip-hop canadienne.

Snak the Ripper, avec son parcours marqué par la résilience et la créativité, continue de laisser une empreinte indélébile sur le paysage musical canadien. Sa musique authentique et ses paroles percutantes en font un artiste qui ne cesse de repousser les limites, tout en restant fidèle à ses racines. Sa carrière musicale en constante évolution continue d'inspirer les amateurs de hip-hop à travers le Canada et au-delà.



D-Sisive

Derek Christoff, mieux connu sous son nom de scène D-Sisive, est l'un des rappeurs canadiens les plus influents de sa génération. Sa carrière a été marquée par des hauts et des bas, mais son talent indéniable et sa capacité à exprimer des émotions profondes à travers ses paroles ont toujours été constants.

D-Sisive a fait ses débuts dans le monde du hip-hop à la fin des années 1990 avec une série de singles indépendants qui ont rapidement trouvé leur place sur la scène musicale de Toronto. Cependant, malgré ce début prometteur, sa carrière a été interrompue pendant six ans en raison d'une bataille personnelle contre la dépression, déclenchée par la perte de sa mère en 1997 et de son père en 2007.

La tragédie de la perte de ses parents a profondément marqué D-Sisive et a inspiré la création de son EP poignant, "J.A.C.". Cependant, c'est son single à succès "Nobody with a Notepad" qui a marqué un tournant dans sa carrière. Cette chanson, en collaboration avec Muneshine, a remporté le prestigieux Prix annuel de la chanson SOCAN en 2009. Le succès de ce morceau a également permis la nomination de son album "Let the Children Die" pour le Prix de musique Polaris 2009.

Malgré sa pause prolongée, D-Sisive n'a jamais cessé de créer et de collaborer. Il a notamment contribué à l'album de DJ Format, "If You Can't Join 'Em... Beat 'Em" en 2005, aux côtés d'Abdominal. De plus, une collection de ses enregistrements précoces a été partagée avec le public sous le nom de "Yesterday: La Mixtape".

D-Sisive a également exploré d'autres horizons artistiques en collaborant avec l'acteur Stu Stone, co-écrivant la chanson "Rollin' with Saget" pour l'album "Blowin' Up" de Stone et Jamie Kennedy, avec une apparition de Bob Saget dans la vidéo.

La carrière de D-Sisive a connu un nouvel élan lorsque, de manière inattendue, il a trouvé l'inspiration en écoutant "Wouldn't It Be Nice" des Beach Boys à la radio, transformant ces paroles en son succès révolutionnaire, "Brian Wilson". Signant chez URBNET Records, il a sorti "The Book" en 2008, suivi de "Let the Children Die" en 2009. Cette année-là, il a également participé à la série documentaire interactive "City Sonic", qui a permis de découvrir l'influence de la scène hip-hop underground de Toronto sur sa vie.

L'année 2010 a vu la sortie son album "Vaudeville". La même année D-Sisive commence à travailler sur un album collaboratif avec le rappeur Buck 65, intitulé "The Ricardo Christoff Apparatus". 

En 2019, Derek Christoff est réapparu sur la scène musicale avec la websérie "Cypher", marquant ainsi son retour après une pause de quatre ans due à des problèmes de santé mentale. La série a été bien accueillie et a permis de découvrir sa nouvelle chanson "Tell Me".

Depuis 2022, D-Sisive continue de produire de nouveaux morceaux tels que "Knoblich Gardens One and Two" et "Playground One and Two", confirmant ainsi sa position en tant qu'un des artistes hip-hop les plus prolifiques de ces dernières années.

D-Sisive incarne la résilience d'un artiste qui a surmonté des épreuves personnelles pour devenir une voix influente dans le paysage du rap canadien. Sa capacité à transformer ses expériences en musique inspirante le place parmi les artistes les plus respectés de la scène hip-hop au Canada.


Chad Game (Dialekt)

Chad Game, mieux connu sous le nom de Dialekt, est une véritable légende locale à Montréal depuis le milieu des années 90. Sa renommée repose sur son charisme unique et sa remarquable habileté avec les mots, d'où son surnom bien mérité. Ses compétences en tant que MC se sont révélées sans limites, le propulsant depuis les coins de rue jusqu'aux batailles sur scène à travers l'Amérique du Nord. Chad Game a prouvé à maintes reprises qu'il est incontestablement un MC de ligue majeur.

Avec plus de 10 projets musicaux à son actif, Chad Game a fait ses preuves avec détermination, remportant plus d'une douzaine de titres en battlerap et collaborant avec des légendes telles que Smif-N-Wessun, Shyheim, Craig G, PaceWon (Da Outsidaz), Tash (Tha Alkaholiks), Planet Asia, Thermenalogy, et une multitude de poids lourds de la scène canadienne. Il a également partagé la scène avec des artistes tels que Pete Rock, Masta Ace, Punchline et Boot Camp Clik, pour n'en nommer que quelques-uns.

En plus de sa carrière solo, Chad Game a été un membre essentiel du groupe de rap légendaire Dim Life. Plus tard, il a rejoint Ape Mob, un conglomérat urbain fondé par Carleone Brown au début des années 2000. Ce supergroupe visait à réunir les meilleurs MCs de Montréal sous un même drapeau, avec Chad Game en tant que leader artistique. Ils ont également formé une équipe de production de premier ordre, notamment DJ Manifest, Dirtwork, Jeune Skeez et Chase da Ape, pour soutenir leurs projets ambitieux. Ape Mob est : Justice McFly, Wahlee Sparks, Akshun Man, IceGrill, King Kali, Clinton Sly, Chills, Tre Styles, Charles Poe et le superstar trilingue Paranoize. De MCs aux graphistes, de DJs aux chanteurs, de promoteurs aux producteurs brûlants et ingénieur de son brillant, Ape Mob forme une équipe autosuffisante et professionnels.

Chad Game a eu le privilège de travailler avec certains des meilleurs producteurs de l'industrie, notamment Ayotollah, DJ Manifest, Veterano (CALI), Primal (Dirt Work), DJ Illo, et le regretté Bad News Brown.

De plus, Chad Game a créé son propre label indépendant, Red Eye Radio, où il a sorti une longue liste d'albums solo, d'albums collaboratifs et d'albums mixtape classiques, tels que Midnight Creep vol. 1 et Midnight Creep vol. 2. Récemment, une "Collector's Edition" de Midnight Creep a été publiée avec de nombreuses collaborations majeures.

Même aujourd'hui, Chad Game demeure actif et continue de livrer des productions musicales puissantes sous la bannière de Red Eye. Il reste l'un des artistes les plus constants et les plus productifs au Canada, et il est indiscutablement une figure emblématique de la scène du rap montréalais. Les amateurs de musique hip-hop ont tout intérêt à suivre de près son travail, car Chad Game continue de repousser les limites de l'art du rap.



Paranoize

Au tournant des années 90, alors qu'ils étaient encore adolescents, Paranoize s'est rapidement démarqué dans le paysage du rap montréalais par son talent hors norme. C'est à cette époque que le vétéran et pionnier du rap québécois, Caya, l'a pris sous son aile, lui servant de mentor et de guide pour les années de développement à venir.

À la fin des années 2000, le nom de Paranoize était sur toutes les lèvres de la scène hip-hop québécoise. Les plus grands noms de la scène voulaient collaborer avec lui. Il a apporté sa touche distinctive à des projets notables du rap québécois, notamment en participant aux deux premiers albums de Koriass, "Les racines dans le béton" et "Petites victoires", ainsi qu'au mémorable "Krime Grave" de Souldia. Cette période a solidifié sa réputation et l'a établi comme une force incontournable dans l'industrie musicale québécoise.

Aujourd'hui, Paranoize est un vétéran chevronné du rap québécois, bénéficiant d'une réputation sans reproche. Ce qui le distingue, c'est sa polyvalence artistique. Il est capable de produire des instrumentaux percutants, de délivrer des paroles brutes et tranchantes, tout en étant capable de chanter avec une voix R&B digne des plus grands chanteurs, le tout dans trois langues : anglais, français et espagnol. Son talent sans limites l'a propulsé non seulement parmi les grands de l'industrie québécoise, mais aussi au-delà des frontières du pays. Plusieurs artistes américains ont fait appel à ses services, notamment Recognize Ali pour le morceau "Torture Chambers". Cette collaboration l'a conduit à participer à une liste impressionnante de projets, d'albums et de compilations, qui s'étendent sur une période de plus de 20 ans et sur 4 continents.

Paranoize est également membre du collectif Ape Mob, ainsi que de nombreux autres groupes et collectifs. Il a formé avec El Cotolla le groupe Agua Negra, qui a connu un succès fulgurant, étant invité à deux reprises au Festival International de Jazz de Montréal en 2018 et 2019.

En duo avec Chad Game, Paranoize a conquis la scène underground canadienne et américaine, collaborant avec de nombreuses légendes telles que AG (Showbiz & AG) et Smif-N-Wessun (Boot Camp). Il est devenu le "monsieur-refrain" du rap québécois, rappelant Nate Dogg tout en conservant son style de parolier unique et incisif.

Récemment, Paranoize a pris la décision de s'installer à Monterrey, au Mexique, avec sa famille, dans le but de conquérir l'Amérique latine avec son équipe d'Underground Set. C'est depuis ce nouveau territoire qu'il a présenté son album "Hablando Claro", un projet 100% autoproduit, enregistré par Jim Fortin du No Sleep Studio.

En 2014, Paranoize a également lancé son projet "Wasted Talent", un album où il explore de nouveaux horizons tout en conservant le son lourd et cru qui le caractérise, rappelant les années 90.

Toujours aussi productif, il vient de sortir un nouveau morceau intitulé "Still Healing" en collaboration avec Seinsucrer et le producteur Alpha Centauri.

Paranoize est un talent rare et unique qui a su repousser les limites du rap québécois et qui continue de briller sur la scène musicale internationale. Avec sa polyvalence artistique, sa capacité à s'exprimer dans plusieurs langues et son dévouement à l'art du rap, il demeure un artiste exceptionnel parmi des millions.



Bad News Brown

Paul Frappier, plus connu sous son nom de scène Bad News Brown, était bien plus qu'un simple musicien et rappeur canadien. Originaire d'Haïti, il a laissé une marque indélébile sur la scène musicale de Montréal grâce à son talent exceptionnel et à son style unique. Dans cet article, nous explorerons la vie et la carrière fascinante de cet artiste hors du commun.

Paul Frappier a commencé sa carrière de musicien dans les rues et les stations de métro de Montréal. C'est là qu'il a découvert son talent pour l'harmonica, un instrument qui allait devenir sa signature distinctive. Il a rapidement acquis une renommée locale en mélangeant les sons de l'harmonica avec des rythmes et des rimes hip-hop, créant ainsi un style novateur et captivant.

Sa persévérance et son talent l'ont conduit à tourner et à jouer en première partie de nombreux groupes hip-hop renommés, tout en se forgeant une réputation de meilleur musicien ambulant de Montréal, selon le magazine hebdomadaire des arts et de la musique, le Montreal Mirror.

Il est également apparu en tant qu'animateur impromptu dans le documentaire "Music for a Blue Train" de 2003, qui explorait la vie des musiciens ambulants du métro de Montréal. Cette expérience a renforcé sa visibilité et sa légitimité dans le monde de la musique.

En 2004, Bad News Brown a signé un contrat de gestion avec E-Stunt Entertainment Group, un pas de plus vers la reconnaissance internationale. Mais son ambition ne s'arrêtait pas là. En 2009, il a fondé son propre label, Trilatéral Entertainment Inc., un acte audacieux qui a marqué son indépendance artistique.

Cette année-là, il a également sorti son premier album, "Born 2 Sin", un projet qui a fusionné harmonieusement l'harmonica blues/jazz avec le hip-hop. L'album a été bien accueilli, et son style unique a été qualifié de "Harmonic Hip-Hop" ou de "Electronic Triptronic Melodic Harmonics".

Au-delà de sa musique, Paul Frappier était également un père aimant, ayant la garde partagée de son fils, Izaiah. Sa vie personnelle était marquée par son engagement envers la musique, sa famille et sa communauté.

Le 11 février 2011, tragiquement, la vie de Bad News Brown a été prématurément interrompue lorsqu'il a été retrouvé assassiné dans une ruelle près du canal Lachine à Montréal. Sa mort a été un choc pour la communauté musicale et ses nombreux fans.

Son héritage musical, cependant, perdure. Son album "Born 2 Sin" et ses performances mémorables aux côtés de grands noms du hip-hop continuent d'inspirer de nouveaux artistes. Son engagement envers la jeunesse et les œuvres caritatives demeure une source d'inspiration pour ceux qui veulent utiliser la musique pour créer un changement positif.

Bad News Brown restera à jamais l'une des plus grandes légendes du hip-hop de la Petite-Bourgogne, également connue sous le nom de Harlem du Nord. Son style unique, mélange de l'harmonica blues et du hip-hop, a conquis les cœurs de nombreux et son influence perdure dans le paysage musical de Montréal et au-delà. On se souviendra toujours de lui avec affection et gratitude pour les merveilleuses vibrations qu'il a apportées à la scène musicale. "On t'aime, BNB".


Bonus Historique 


Bonus : Rumble & Strong

Le hip-hop canadien a vu émerger de nombreux talents au fil des décennies, mais il convient de rappeler les pionniers qui ont contribué à jeter les bases de ce mouvement musical. Parmi eux, le groupe Rumble & Strong de Toronto occupe une place spéciale en tant qu'un des premiers groupes hip-hop canadiens à signer avec un label. Dans cet article, nous explorerons leur histoire, leur influence et leur impact sur la scène musicale du Canada à la fin des années 1980.

Rumble & Strong était composé de David Morgan, également connu sous le nom de MC Rumble, et de Jason Charbonneau, surnommé DJ Jam Strong. Avant de former ce groupe, ils étaient membres du tout premier groupe de rap de Toronto, T.O. Vice. Le duo s'est fait rapidement remarquer grâce à son talent incontestable dans les compétitions de battle rap et de DJ, montrant ainsi leur dévouement envers la culture hip-hop naissante.

En 1987, Rumble & Strong ont enregistré deux morceaux, "What Other Emcees Sound Like" et "Strong Will Survive", pour la compilation "Break'n Out" de Beat Factory. C'était le début de leur ascension dans le monde du hip-hop canadien.

L'année 1987 marque un tournant dans la carrière de Rumble & Strong. Ils ont été parmi les premiers groupes hip-hop canadiens à signer avec un label majeur, Gee Street Records. Cette étape cruciale a ouvert la voie à une reconnaissance nationale et internationale.

En 1989, Rumble & Strong ont sorti leur EP "Crazy Jam", qui est resté comme l'un des témoignages de l'âge d'or du hip-hop canadien. Malgré leur succès, le duo a finalement décidé de se séparer, chacun poursuivant sa propre voie artistique.

Après la séparation de Rumble & Strong, DJ Jam Strong a continué de briller en tant que DJ de renom. Il a remporté la première édition canadienne des Championnats du monde DJ DMC en 1989, démontrant son talent exceptionnel aux platines. En plus de son succès national, il a également représenté le Canada au Championnat du monde DJ DMC.

Quant à MC Rumble, il a choisi de suivre une carrière solo. Son single "Safe" de 1993, réalisé en collaboration avec le musicien de reggae jamaïcain King Jammy, a été une étape importante de sa carrière. Ce morceau a été nominé aux Juno Awards dans la catégorie du meilleur enregistrement rap en 1994, confirmant ainsi son statut d'artiste respecté au Canada.

Bien que Rumble & Strong n'aient sorti qu'un seul EP ensemble, leur contribution à la scène hip-hop canadienne a été significative. Ils ont ouvert des portes pour de nombreux artistes à venir, montrant qu'il était possible de percer dans l'industrie musicale internationale depuis le Canada.

Leur histoire rappelle l'importance de la persévérance et du dévouement dans la réalisation de ses rêves artistiques. Leur héritage demeure vivant dans le hip-hop canadien, rappelant à tous que les pionniers comme Rumble & Strong ont tracé la voie pour les générations futures d'artistes hip-hop au Canada.

L'Institut du Hip-Hop souhaite exprimer sa profonde gratitude à Alex Métis Wallace pour sa contribution exceptionnelle à la préservation et à la promotion de la culture hip-hop au Canada.

Les chroniques WE THE NORTH est une série de 5 articles sur les artistes emblématiques qui ont marqué l'histoire du hip-hop canadien et qui ont été une source d'inspiration pour les amateurs de musique et de culture à travers le pays.

Ta passion et ton dévouement sont des atouts précieux pour notre communauté et la culture hip-hop. En tant que voix importante dans le domaine du journalisme musical, tu as contribué de manière significative à l'épanouissement du hip-hop au Canada. Au nom de l'Institut du Hip-Hop et de tous les passionnés de cette culture, nous te remercions chaleureusement pour ton travail exceptionnel.


Joyeux 50e!


Partie 1 - WE THE NORTH

Partie 2 - WE THE NORTH

Partie 3 - WE THE NORTH

Partie 4 - WE THE NORTH

Partie 5 - WE THE NORTH

Nation Hip-Hop, Alex Wallace 29 octobre 2023